Facturer l’électricité à son locataire est un sujet qui suscite souvent la confusion chez les propriétaires comme chez les locataires. Alors que certains bailleurs conservent les abonnements à leur nom pour simplifier la gestion, la loi impose un cadre précis afin d’assurer transparence et respect des droits de chacun. Entre les obligations légales, les différentes méthodes de refacturation et les subtilités liées aux types de location, il convient de démêler ce qui est autorisé, ce qui ne l’est pas, et comment tenir un équilibre clair et équitable. Pour éviter les malentendus et les litiges futurs, voici un tour d’horizon complet, adapté à 2025, des règles et bonnes pratiques à adopter pour une facturation de l’électricité qui soit à la fois légale et compréhensible.
🕒 L’article en bref
La facturation de l’électricité dans les locations demande rigueur et respect des lois pour éviter conflits et ambiguïtés.
- ✅ Respect strict de la loi : L’électricité privative n’est pas récupérable sans clause spécifique.
- ✅ Clause claire dans le bail : Indispensable pour refacturer internet ou électricité.
- ✅ Installation de compteurs individuels : Favorise la transparence et le choix du locataire.
- ✅ Gestion adaptée selon type de location : Court terme, colocation ou bail individuel.
📌 Maîtriser ces éléments garantit une relation saine entre bailleur et locataire sur les questions d’énergie.
Les fondements juridiques pour facturer l’électricité dans une location en 2025
La loi encadre strictement la question des charges que le propriétaire peut légalement répercuter sur son locataire. Depuis la loi du 6 juillet 1989 et le décret 87-713, la liste des charges locatives récupérables est fixée par arrêté, et ne comprend pas les consommations d’électricité privatives. En revanche, les charges liées aux parties communes, comme l’éclairage des couloirs ou l’ascenseur, sont bien prises en charge via les provisions pour charges ou une régularisation annuelle.
Concrètement, la consommation électrique du logement mise à part, ne fait pas partie des charges récupérables par défaut. Pourtant, certains propriétaires continuent de conserver les abonnements à leur nom et tentent de refacturer leurs locataires, souvent sans base légale claire. C’est là que le mécanisme dérogatoire entre en jeu, avec la possibilité d’ajouter une clause spécifique dans le bail, qui doit être minutieusement formulée :
- ✅ Mentionner explicitement la refacturation des abonnements, notamment électricité et internet.
- ✅ Définir si les charges privatives sont incluses dans la provision ou font l’objet d’un forfait additionnel.
- ✅ Préciser la fréquence de paiement et de régularisation des consommations réelles.
Ne pas respecter ces règles expose le bailleur à des contentieux, car la Cour de cassation a rappelé à plusieurs reprises l’interdiction stricte de refacturer l’électricité sans clause détaillée. Cette clause apparaît souvent dans les locations meublées, en particulier celles de courte durée, où les locataires sont susceptibles d’accepter cette gestion pour éviter des démarches complexes.
La liberté de choix du locataire en matière de fournisseur d’énergie est également protégée par l’article L331-1 du Code de l’Énergie, qui impose qu’un compteur individuel soit mis à disposition du locataire, renforçant ainsi son autonomie. Cela implique aussi, qu’en dehors des cas spécifiques, le locataire doit souscrire lui-même son abonnement auprès d’opérateurs comme EDF, Engie, TotalEnergies, ou encore des fournisseurs alternatifs comme Ilek, Planète Oui ou ekWateur.
| Aspect légal 🏛️ | Conséquence pratique ⚖️ |
|---|---|
| Électricité privative non récupérable sans clause | Clause obligatoire dans le bail pour refacturer l’électricité |
| Liberté de choix du fournisseur | Doit fournir compteur individuel au locataire |
| Loi ALUR permet clauses libres sauf abus | Interdiction clauses imposant abonnement forcé |
| Répartition des charges communes | Régularisation via provision sans contestation |
Pour approfondir les règles sur les charges locatives pour le locataire, notamment en copropriété ou bail individuel, consulter les guides spécialisés est recommandé. Un jardin bien entretenu se construit avec des règles précises ; la gestion des charges locatives ne fait pas exception.
Les limites d’une refacturation au forfait ou à la provision
Beaucoup de propriétaires privilégient un forfait pour simplifier la gestion des charges. Une solution simple disant, « je fixe un montant mensuel pour l’électricité », mais cette méthode peut entraîner un enrichissement injustifié du bailleur si la consommation réelle est inférieure. La provision avec régularisation trimestrielle est souvent un compromis permettant plus de transparence et de justice économique pour les deux parties. Le bail numérique Smartloc intègre par exemple une clause type qui stipule une provision mensuelle et une régularisation fondée sur des justificatifs provenant du bailleur.
Comment intégrer clairement la facturation de l’électricité et d’internet dans le bail
La rédaction d’une clause dans le contrat de location est la pierre angulaire pour envisager la refacturation de l’électricité au locataire. Elle doit faire l’objet d’une attention particulière afin d’éviter toute requalification en clause abusive. La loi ALUR offre certes une trame commune, mais laisse la possibilité d’appendre des clauses supplémentaires si elles ne sont pas contraires aux dispositions légales.
- 🔥 Énoncer les abonnements conservés par le bailleur : électricité, internet, télévision…
- ✍️ Préciser l’intégration des charges privatives : forclusion dans la provision, forfait séparé ou facturation directe.
- ⏲️ Définir la périodicité du paiement et les modalités de régularisation (mensuelle, trimestrielle, annuelle).
- 📑 Indiquer la possibilité pour le locataire de demander la mise à son nom dès que la technique le permet.
Un exemple de clause peut être formulé ainsi dans un bail numérique :
“Le bailleur conserve à son nom les abonnements d’électricité et internet pour la durée du bail, sauf demande contraire du locataire et si la souscription individuelle est effectivement possible. La refacturation se fait sous forme d’un forfait de 100 € mensuel, avec une régularisation trimestrielle sur présentation des justificatifs.”
Dans une telle configuration, la clarté de la clause facilite la compréhension et évite les contestations. Elle peut aussi s’adapter selon que la location soit meublée, longue durée ou courte durée — une location étudiante, par exemple, où souvent le locataire préfère cette formule simple. Il reste cependant impératif de respecter la liberté de choix et d’assurer que chaque consommateur bénéficie d’un compteur individuel installé par Enedis ou le gestionnaire du réseau électrique.
Un autre point important est l’organisation comptable, que ce soit au travers d’un forfait forfaitaire pour les charges communes ou d’une facturation au réel pour les consommations privatives. Une bonne gestion permet ainsi d’éviter de créer un différend sur l’estimation des frais, fondement de nombreuses tensions entre bailleurs et locataires (détails sur le calcul des charges locatives).

Quand et pourquoi conserver les abonnements à son nom
Il est tentant pour certains bailleurs surtout en location courte durée ou colocation de garder les contrats électriques à leur propre nom. Cela évite une gestion administrative prolongée avec la souscription et fermeture d’abonnement à chaque changement de locataire. Néanmoins, plusieurs cas justifient cette pratique :
- 🏢 Absence de compteur individuel, notamment dans les immeubles anciens ou non divisés.
- 🏠 Location d’un lot en bail individuel comprenant plusieurs chambres louées séparément.
- ⏳ Location meublée de courte durée où le locataire accepte cette organisation pour un séjour limité.
Mais même dans ces cas, la jurisprudence impose de garantir à tout instant la possibilité au locataire de souscrire son propre contrat. L’arrêt de la Cour de cassation en 2013 confirme que cette clause est à utiliser avec prudence, car le refus du locataire de rester sous l’abonnement du bailleur doit être respecté. Dès lors, une régularisation des charges au réel est à privilégier plutôt que l’application d’un forfait forfaitaire exagéré.
| Situation spécifique 🏠 | Conseil pratique ✅ |
|---|---|
| Absence compteur individuel | Mise en place rapide pour favoriser autonomie locative |
| Bail multi-locataires (colocation) | Clause de refacturation temporaire, option à renégocier |
| Location courte durée | Forfait ou facturation au réel avec état des lieux précis |
Les alternatives légales pour une gestion transparente et équitable de l’électricité
L’ironie dans cette histoire, c’est qu’en dépit des interdictions, la plupart des bailleurs cherchent à facturer ou récupérer ce coût, mais dans les règles. La solution passe souvent par :
- 📋 La mise en place d’indices clairs pour les provisions et la régularisation régulière.
- 🌱 Encourager le locataire à choisir son fournisseur, pour s’adapter à ses besoins et budgets.
- 🔧 Installer un compteur individuel si techniquement possible, facilité aujourd’hui par Enedis.
- 📞 Utiliser les services d’accompagnement comme Selectra pour faciliter les démarches locatives.
Les fournisseurs d’énergie comme EDF, Engie, ou les alternatives renouvelables comme Planète Oui, ekWateur et Ilek renforcent aujourd’hui l’offre pour que chaque locataire puisse bénéficier d’un contrat adapté à sa consommation personnelle, avec un tarif clair et concurrentiel. En effet, choisir son fournisseur reste un droit fondamental protégé par la législation récente.
Une bonne pratique consiste à inclure dès la signature du bail des fiches explicatives sur les démarches à accomplir pour la souscription, le relevé des compteurs et la régularisation. C’est un geste de confiance qui minimise les risques de litige et favorise une relation locative apaisée.
Gérer les imprévus : cas des charges non payées ou contestées
Il peut arriver que le locataire conteste une facture d’électricité ou ait des difficultés à régler ces charges. Voici quelques conseils pour gérer ces situations :
- ⚖️ Toujours garder une trace écrite des échanges et transmettre les justificatifs clairement.
- 🕒 Prévoir une procédure de régularisation claire dans le bail pour éviter les impayés.
- 🔍 Faire appel à un médiateur ou à un conciliateur en cas de litige persistant.
- 📈 Adopter une facturation transparente, avec relevé des consommations issues d’Enedis.
Ces bonnes pratiques contribuent à construire un climat de confiance, essentiel pour gérer au quotidien la relation propriétaire-locataire, surtout dans le cadre de charges telles que l’électricité, dont le suivi peut vite devenir source de tensions.
Les nouveautés et tendances 2025 pour la facturation de l’électricité
À l’aube de 2025, la montée en puissance des compteurs communicants Linky transforme radicalement la manière de considérer la consommation électrique. Les relevés télérelève facilitent la facturation au réel, favorisant ainsi une gestion plus juste et automatisée des charges. Plusieurs bailleurs l’ont déjà adopté pour leurs immeubles, avec le soutien d’Enedis, qui accompagne la modernisation des infrastructures.
Des fournisseurs innovants comme Happ-e proposent également des offres sur-mesure pour la location, intégrant flexibilité et avantages écologiques. La digitalisation des contrats et des facturations via des plateformes sécurisées simplifie la transparence indispensable entre parties prenantes.
En parallèle, la sensibilisation accrue à la consommation responsable, stimulée par la hausse des prix de l’énergie, pousse propriétaires et locataires à adopter des stratégies communes pour maîtriser leurs dépenses. Ainsi, une facturation claire et légale devient un véritable tremplin pour engager un dialogue sur les économies d’énergie et la durabilité.
| Innovation électrique ⚡ | Avantage locataire/Propriétaire 🌿 |
|---|---|
| Compteurs communicants Linky | Relevés précis et facturation en temps réel |
| Plateformes digitales de facturation | Gestion simplifiée et transparente des charges |
| Offres d’énergie verte (Happ-e, ekWateur) | Consommation responsable et tarifs adaptés |
| Accompagnement par services tiers (Selectra) | Accélère les démarches administratives |
Plus d’infos pour gérer l’énergie dans votre location sur la plateforme dédiée. Offrir à ses locataires un cadre clair dans le paiement de l’électricité est une démarche gagnante sur tous les plans.
FAQ pratique sur la facturation de l’électricité aux locataires
Le propriétaire peut-il garder l’abonnement EDF à son nom ?
En principe non, sauf si une clause explicite du bail le permet et que le locataire en est informé. Le locataire a le droit de choisir librement son fournisseur d’énergie.
Peut-on ajouter l’électricité dans les charges locatives ?
Non, l’électricité privative ne fait pas partie des charges récupérables sauf en cas de clause particulière et précise dans le bail.
Comment faire une régularisation de charges d’électricité ?
Par la mise en place d’un forfait mensuel avec une régularisation trimestrielle basée sur les relevés de consommation réels.
Que faire si le locataire refuse la clause d’électricité ?
Le bailleur doit alors permettre au locataire de souscrire un abonnement à son nom rapidement et ajuster la facturation en conséquence.
Quels sont les fournisseurs recommandés pour les locataires ?
EDF, Engie, TotalEnergies, Happ-e ainsi que les fournisseurs alternatifs écologiques comme Ilek, Planète Oui et ekWateur.





